Papa ne donne pas le sein? Tant mieux!

Papa, futur papa, cet article est pour vous!

Je ne vous l’apprends pas, le sein et bien…vous ne pourrez pas le donner!! Je sais, c’est très dur de l’entendre mais c’est pourtant la vérité. Mais rassurez vous, voici un article publié par Ingrid Bayot, infirmière et Sage femme de formation Belge, notamment connue pour être l’auteure du livre:  ”Parents futés, bébé ravi“. Elle vous donne les clés pour être un parfait papa poule et en profite pour mettre à mal des préjugés encore trop tenaces…

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SEPTICÉMIE: Le lait maternel réduit considérablement le risque

Le lait maternel a aussi ce bénéfice, celui de réduire le risque de septicémie en cas de très faible poids de naissance. Au-delà de la santé du nouveau-né, il permet de réduire considérablement les coûts liés à la prise en charge du bébé en unité néonatale de soins intensifs. Cette étude menée au Rush Medical Center et publiée dans l’édition de février du Journal of Perinatology montre même que chaque volume de 10 millilitres de lait maternel (par kg) va réduire de près de 20% le risque de septicémie chez le nourrisson, au cours du premier mois de vie.

Réduire le risque de septicémie : Sur 175 nouveau-nés à très faible poids de naissance, 13% ont développé, dans cette étude, une septicémie liée à des bactéries de type staphylocoques, streptocoques, entérocoques ou gram-négatives comme Escherichia coli (E. coli), ou encore Klebsiella, Enterobacter, Serratia et Pseudomonas… L’apparition de la septicémie survient tardivement et fréquemment chez environ 22% de ces enfants à très faible poids de naissance. Ici, l’analyse montre que l’augmentation de 10 ml/kg du volume moyen de lait maternel consommé durant les 28 premiers jours de vie réduit de manière dose-dépendante de 19% le risque de septicémie.

Source: journal of perinatology, 31 january 2013 Impact of early human milk on sepsis and health-care costs in very low birth weight infants

 

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La musique en néonatologie

L’audition commence à se développer vers le 5e mois de vie intra-utérine. Au 7e  mois, le fœtus répond par des mouvements à des stimulations sonores lorsque celles-ci sont suffisamment intenses pour couvrir les bruits des activités cardiaques et digestives de la mère.

Il entend et mémorise. Cela explique que le nouveau-né reconnaît dès la naissance la mélodie et la prosodie de la voix maternelle, et peut également reconnaître la voix de son père ou certaines musiques entendues in utero.

Le prématuré, comme le fœtus, entend correctement dès la 30ème semaine et il faudra prendre garde à le protéger des bruits trop agressifs du service de néonatologie. La couveuse permet une certaine isolation mais peut aussi être une caisse de résonance si l’on n’y prend pas garde

Lors de ses brèves périodes d’éveil, le prématuré est attentif aux stimulations extérieures et la voix parlée, ou mieux chantée est un excellent moyen d’entrer en communication

Dans le service, nous aimons nous retrouver avec les parents, les bébés (quand il sont sortis de couveuse et suffisamment stables), et le personnel pour chanter des berceuses du monde

Cela permet de « dédramatiser » ce milieu inquiétant et technique qu’est le service de néonatologie, et aussi d’échanger sur les chansons qui ont bercé l’enfance des uns et des autres et de donner envie aux parents de poursuivre ce mode de communication avec leur bébé dans le service et après la sortie, à la maison

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